Point Marchés – Mars 2021

Point Marchés – Mars 2021

Le mois de février redonne de l’espoir aux investisseurs après la baisse de ce début d’année. Les incertitudes de janvier font maintenant place aux convictions.

En effet, les publications d’entreprises dévoilées en début de mois sont très satisfaisantes ce qui rassure les marchés.

De plus, les campagnes de vaccination s’accélèrent. Les politiques monétaires et budgétaires ultra accommodantes restent d’actualité pour accompagner ce mouvement. La fête a tout de même été gâchée en fin de mois par la hausse des taux longs et la crainte d’une remontée de l’inflation.

• Campagne de vaccination en hausse partout dans le monde
• Efficacité des vaccins contre les variants
• Politiques monétaires et budgétaires très accommodantes

• Ralentissement des indicateurs avancés dans les émergents
• Craintes inflationnistes

L’ALLOCATION TACTIQUE

Principales classes d’actifs Performance du mois Volatilité (3 ans)
Actions France Grandes Cap. 4,30% 20,20%
Actions Zone Euro Grandes Cap. 3,00% 21,50%
Actions Zone Euro Petites Cap. 2,80% 18,90%
Actions Etats-Unis Grandes Cap. Mixte 2,50% 16,50%
Actions Zone Euro Moyennes Cap. 1,40% 19,90%
Actions Marchés Emergents 1,30% 16,40%
Obligations EUR Emprunts Privés -0,70% 3,80%
Obligations Marchés Emergents -1,60% 8,20%
Obligations EUR Long Terme -5,20% 9,70%

ACTIONS : place aux valeurs cycliques

La forte reprise justifiée par les bons résultats d’entreprises et le soutien monétaire profite aux marchés actions qui établissent de solides performances sur le mois. Les actions européennes grimpent de +3% et les actions américaines de +2.5%. Les émergents sont plus en retrait avec une hausse de +1.3%.

La hausse des taux et la reprise économique profitent aux valeurs cycliques, et donc aux valeurs «value» (actions décotées, délaissées par le marché) notamment en Europe. Le secteur des financières bénéficie largement de ce retournement (+10.95%). De l’autre côté, les secteurs défensifs dépérissent, avec la santé (-3,4%), les biens de consommation non cyclique (-4,14%) et les services aux collectivités (-5,85%). Ainsi les valeurs de croissance (sociétés dont la croissance des bénéfices est supérieure à celle du marché) sont battues à plate couture par les actions value sur le mois, +6.31% versus +1.64%. Ce mois encore les petites capitalisations surperforment les grandes capitalisations en Europe de l’ordre de +1%.

OBLIGATIONS : attention à la remontée des taux

L’optimisme économique, les nombreux plans de relance, ainsi que craintes inflationnistes poussent les taux longs à la hausse. Le 10 ans américain continue sa progression jusqu’à +1,40%. On retrouve la même tendance en Europe, le taux français à 10 ans a franchi le seuil de 0 % en février. En Allemagne, le rendement des obligations d’Etat de cette maturité reste négatif, mais le taux des Bunds à 30 ans, lui, est repassé en territoire positif. La BCE a fait savoir au marché qu’elle surveillait de près le niveau des taux. Le bras de fer entre les banques centrales et le marché commence… Concernant les obligations d’entreprises, les primes de risque de crédit (sur-rendement des obligations d’entreprises) se sont logiquement contractées (risque en baisse = prime de risque en baisse) sur le segment risqué du «High Yield» comme sur le segment plus sécuritaire de l’«Investment Grade».

MATIERES PREMIERES : l’OPEP fait grimper le prix du baril

Les cours de l’or et des métaux précieux sont désormais pénalisés par la hausse des rendements obligataires, et par le renforcement du Dollar. L’argent recule de -6,9%, l’or de -6,57%.
L’accord OPEP+ de réduction de l’offre de décembre dernier, les campagnes de vaccination, ainsi que les plans de soutien sont à l’origine d’un mouvement haussier sur le pétrole et plus largement sur l’ensemble des matières premières. Le baril de brut américain (WTI) a été propulsé à 60 dollars milieu février pour la première fois depuis un an. Malgré tout, le marché anticipe une possible progression de l’offre OPEP+. Le WTI (pétrole américain) progresse de +17,82% et le Brent à +18,34%. Le fioul est également en progression de +16%.

Concernant les métaux de base, le zinc est en hausse (+8,23%), le nickel progresse plus faiblement (+5,02%).

Macro-économie

LES INDICATEURS AVANCÉS

Zone Mois en cours 3 mois Tendance Commentaires

                     Etats-Unis

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

 

Le manufacturier se retourne à la baisse mais
depuis des niveaux records. A l’inverse, les
services continuent leur rebond.

 

 

Confiance des consommateurs

 

Sur les deux indicateurs suivis, l’un monte,
l’autre baisse.

                     Europe

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

 

Stabilisation

 

 

Confiance des consommateurs

 

Les mesures de restrictions pèsent sur la confiance des consommateurs

               Pays émergents

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

La Chine continue de marquer le pas tandis que
les autres émergents sont stables.

L’activité continue de se redresser partout dans le monde mais reste en-dessous des niveaux de fin 2019, à l’exception notable de la Chine. L’exemple de la France est flagrant. Depuis novembre 2020, le PIB français est à 95% de son niveau d’avant crise.
Tant que les confinements ne sont pas entièrement derrière nous, le plafond de verre des 100% est difficilement franchissable.
Par ailleurs, la reprise est très différente selon les secteurs. Nous assistons bien à une reprise en K, c’est-à-dire des secteurs qui sortent grandis de la crise (digital, économie de l’abonnement, technologie US…) et des secteurs qui n’entrevoient le jour que dans quelques années (transport, tourisme, hôtellerie…).

 

Préconisations

 

Général :

Positif : rebond macro-économique avec l’arrivée des vaccins, taux à 0%, soutiens monétaires et budgétaires.

         Négatif : consensus fort, valorisations élevées et taux en hausse.

CONCLUSION : positif mais la situation est tendue.

 

 

 

Actions :  

 

Obligations souveraines : 
  • Préférence pour l’Europe et l’Asie.

  • Diversification autour de :

  • Value/cycliques pour profiter d’une éventuelle reprise en Vet de valorisations dépréciées.
  • Santé et digital pour se positionner sur les gagnants de demain.
  • Environnement (plans de relance).
  • Petites capitalisations.
  • Pays développés -> rester à l’écart.
  • Pays émergents : rendements attractifs mais le segment est plus fragile que celui des pays développés donc risqué en temps de crise.
 

 

Obligations entreprises : 

 

 

Matières premières :
  • Les primes de crédit redeviennent trop faibles pour compenser le risque.

  • Tensions géopolitiques + Coronavirus + Taux de rendement réels négatifs = environnement favorable à l’or.
  • Les plans de relance massifs sont positifs pour l’or.
  • Globalement la reprise est positive pour l’ensemble des matières premières.

À SURVEILLER

Taux : La hausse des taux peut-elle menacer le rebond des actions ?
Virus : Les vaccins resteront-ils efficaces contre les variants ?

Ce document est exclusivement réservé à la clientèle de Wagram Patrimoine. Il ne constitue en aucun cas un conseil d’achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il n’existe pas d’actif garanti.

Point Marchés – Février 2021

Point Marchés – Février 2021

Après un bon début d’année, les marchés sont rattrapés par les incertitudes liées au déploiement des vaccins. Les pays d’Asie du Nord comme la Corée ou la Chine, moins touchés par la crise sanitaire, continuent de profiter de la reprise. Les places de marché finissent ainsi ce mois avec des performances mitigées. A noter du mouvement sur les changes avec un dollar qui se renforce face à l’euro. L’EUR/USD clôture le mois en dessous de la barre fatidique des 1,20.

  • Politiques monétaires toujours très accommodantes.
  • Plan de relance américain de 1900 milliards de dollars (10% du PIB).
  • Franche diminution du potentiel de nuisance de Donald Trump.
 

  • Arrivée de plusieurs variants du coronavirus (brésilien, sud-africain, britannique).
  • Incertitudes liées au déploiement des vaccins.
  • Mise en place de nouvelles mesures de restriction.

L’ALLOCATION TACTIQUE

Principales classes d’actifs Performance du mois Volatilité (3 ans)
Actions Zone Euro Petites Cap. 2,20% 20,30%
Actions Marchés Emergents 3,90% 17,20%
Actions Zone Euro Moyennes Cap. 0,50% 21,50%
Actions Etats-Unis Grandes Cap. Mixte 0,40% 17,90%
Obligations EUR Emprunts Privés -0,10% 4,40%
Obligations Marchés Emergents -0,20% 9,00%
Actions Zone Euro Grandes Cap. -1,10% 24,20%
Actions France Grandes Cap. -1,90% 22,30%
Obligations EUR Long Terme -1,90% 10,60%

ACTIONS : un départ précipité

Après un bon début d’année, les incertitudes liées au déploiement des vaccins ont repris le dessus. Les indices finissent ainsi le mois avec des performances mitigées. Les marchés émergents (+3.9%) tirent leur épingle du jeu. Les Etats-Unis (+0.4%) s’en sortent mieux que l’Europe (-1.1%), notamment grâce à la bonne performance du dollar.

En Europe, le secteur de la technologie établit la meilleure performance (+2.32%). Dans les secteurs cycliques, les performances sont nuancées. En effet, le secteur de l’énergie (+2.02%) offre une bonne performance sur le mois (montée du pétrole) tandis que les secteurs de la finance (-2.78%) et de la consommation discrétionnaire (ensemble des biens et services considérés comme non-essentiels ; -2.07%) ont souffert des incertitudes liées aux vaccins.

Les valeurs dites de « croissance » (sociétés dont la croissance des bénéfices est supérieure à celle du marché) continuent de reprendre le dessus sur les valeurs dites de « value » (actions décotées, délaissées par le marché). Le style croissance (-0.7%) surperforme donc à nouveau le style value (-1%).

Les petites capitalisations (+2.2%) continuent de surperformer les grandes (-1.9%) pour le 10ème mois d’affilée en Europe.

OBLIGATIONS : un plan de relance américain encore plus massif que prévu…

Le plan de relance américain de 1900 milliards de dollars, soit 10% du PIB, entraîne des tensions sur le marché américain. Le 10 ans américain progresse ainsi de +0.155% pour se loger à +1.136%. La tendance est la même en Europe. Le 10 ans allemand (+0.055%) et le 10 ans français (+0.079%) se placent respectivement à -0.456% et -0.239%.

Du côté des obligations d’entreprises, les primes de risque obligataire sont restées stables sur le mois.

MATIÈRES PREMIÈRES : l’Argent ne fait pas le bonheur… sauf celui des investisseurs !

L’argent progresse de +9.12% sur le mois, touché par la même frénésie spéculative que certaines actions américaines (Gamestop). A l’inverse, l’or (-2.36%) souffre de la remontée des taux et du renforcement du billet vert.

Le pétrole continue d’être stimulé par une reprise de la demande. De plus, lors d’une réunion de l’OPEP+ (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), l’Arabie Saoudite a annoncé la réduction volontaire de sa production de pétrole. Ainsi, le WTI américain et le Brent de mer du Nord s’adjugent respectivement +7.58% et +7.88%. Le fioul est également en hausse de +8.41%.

Du côté des métaux de base, le nickel progresse de +6.56% tandis que le zinc marque le pas (-6.46%).

Macro-économie

LES INDICATEURS AVANCÉS

Zone Mois en cours 3 mois Tendance Commentaires

                     Etats-Unis

 

 

Confiance des entreprises (PMI)


 

 

Reprise robuste dans les services et dans le manufacturier

 

 

Confiance des consommateurs

 

Léger rebond de la confiance des consommateurs mais sur des niveaux bas

                     Europe

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

 

Contraction du secteur des services

 

 

Confiance des consommateurs

 

Les mesures de restrictions pèsent sur la confiance des consommateurs

               Pays émergents

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

La Chine continue de marquer le pas tandis que l’Inde affiche un  rebond. A noter un retournement baissier des indicateurs du Brésil.

Aux Etats-Unis, la confiance des entreprises continue de s’intensifier, que ce soit dans les services ou dans le manufacturier. En Europe, tandis que le secteur manufacturier est toujours en expansion malgré un ralentissement, le secteur des services se contracte. De plus, la persistance du virus continue d’éroder la confiance du consommateur. Ce point est primordial car sans confiance du consommateur point de consommation. Or l’épargne forcée accumulée durant la crise doit être dépensée pour que le rebond économique tant attendu se matérialise. Du côté des émergents, la Chine marque le pas avec des entreprises affichant la plus faible augmentation d’activité depuis 9 mois. A l’inverse, les indicateurs avancés continuent de rebondir en Inde, tirés par de nouvelles commandes et une accélération de la production. A noter une chute des indicateurs avancés au Brésil associée à une baisse de l’activité.Au 4ème trimestre, le PIB Européen se contracte de -0.5%, marqué par de nouvelles mesures de restriction. Le PIB rebondit légèrement aux Etats-Unis (+1%). En revanche, le rebond est très fort dans certains pays émergents, notamment l’Inde (+21.9%), l’Afrique du Sud (+13.5%) et le Brésil (+7.7%). De son côté, la Chine (+2.6%) a continué de profiter de la reprise.

 

 

Préconisations

 

Général :

La macro-économie continue de rebondir avec l’arrivée des vaccins contre le coronavirus. Les liquidités sont abondantes et des taux d’intérêt à 0% militent pour les classes d’actifs à risque. Les soutiens monétaires et budgétaires sont puissants. Attention, position quasi unanime.

CONCLUSION : positif mais attention à l’effet de masse.

 

 

 

Actions :  

 

Obligations souveraines : 
  • Préférence pour l’Europe et l’Asie.

  • Diversification autour de :

    Santé & Digital pour se positionner sur les gagnants de demain.

  • Pays développés -> rester à l’écart.
  • Pays émergents : rendements attractifs mais le segment est plus fragile que celui des pays développés donc risqué en temps de crise.
 

 

Obligations entreprises : 

 

 

Matières premières :
  • Les primes de crédit redeviennent trop faibles pour compenser le risque.

  • Préférence pour le BBB et le BB.

  • Tensions géopolitiques + Coronavirus + Taux de rendement réels négatifs = environnement favorable à l’or.
  • Les plans de relance massifs sont positifs pour l’or.

À SURVEILLER

Vaccins : les vaccins seront-ils efficaces contre les nouvelles souches du virus ?

Inflation : La reprise entrainera t elle une hausse de l’inflation ?

Etats-Unis : Quelles seront les mesures prises par les démocrates ?

Ce document est exclusivement réservé à la clientèle de Wagram Patrimoine. Il ne constitue en aucun cas un conseil d’achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il n’existe pas d’actif garanti.

Quelles thématiques et solutions pour investir sur des marchés instables ?

Quelles thématiques et solutions pour investir sur des marchés instables ?

 

 

Le mois de janvier rend la vie des investisseurs boursiers compliquée. Les marchés financiers peuvent démarrer dans le rouge le matin et finir dans le vert le soir (comme cela a été le cas ce jeudi 28 janvier). Mais l’inverse est vrai également.

Si nous observons la courbe des principaux indices, le constat est perturbant :

 

Pour un investisseur patrimonial qui souhaite se constituer un complément de revenus à la retraite, peut-on vraiment compter encore sur les marchés actions ?

Mais avec des rendements sécurisés inférieurs à 1% et des fonds euros en berne, l’épargnant ne peut décemment pas valoriser son capital en ne prenant aucun risque.

Sans parler de miracle, il existe cependant des possibilités de diversification pour faire face à cette instabilité des marchés financiers.

 

Miser sur les thématiques : une obligation pour les épargnants ?

 

D’après les dernières tendances, les épargnants souhaitent donner plus de sens à leur épargne. Quoi de plus logique quand nous avons connu une hausse impressionnante en 10 ans et qu’une pandémie stoppe brutalement l’économie ?

Afin d’être en phase avec vos objectifs d’investissement, pourquoi ne pas intégrer des thématiques dans lesquelles vous croyez ? Ces thématiques, au-delà des convictions, peuvent générer de la performance.

 

Quelques thématiques en vrac :

 

  • Les GAFAM : Largement plébiscités en 2020, cela reste des valeurs solides et résilientes sur le long terme. N’espérez pas un dividende sur ces valeurs mais plutôt une résistance aux crises. Attention tout de même à un éventuel effet de bulle sur le long terme.

 

  • Les semi-conducteurs : Face aux confinements, les producteurs de composants se retrouvent en flux tendu. La demande d’outils électroniques (cartes graphiques, processeurs, consoles de jeux, téléphones, etc.) est telle que nous assistons à une véritable pénurie qui devrait s’accentuer.

 

  • Le hardware : En expansion avec les confinements et la volonté du confond chez soi, les constructeurs ont vu leurs prix exploser en flèche. Nvidia par exemple a connu une valorisation boursière excellente grâce à ses derniers composants.

 

  • La santé : Est-ce étonnant de voir ce secteur mis en avant ? Cette thématique est au cœur des préoccupations depuis 1 an. L’avancée de la médecine, le vieillissement de la population, la production de vaccins et médicaments, reste un sujet nécessairement prioritaire dans les prochaines années.

 

  • L’environnement : laissé sur le côté pendant le premier confinement, les modes de consommation changent peu à peu. Nous souhaitons consommer responsable, vivre dans le respect de l’environnement et adapter nos comportements. Les pouvoirs publics et le retour des Etats-Unis dans les accords de Paris devraient à terme renforcer ce sujet.

 

  • La cybersécurité et le cloud : Le télétravail encouragé et forcé s’accompagne nécessairement d’une protection des données personnelles. Le stockage des données via le cloud, utilisé notamment par les entreprises dans les partages de fichiers, d’informations clients et l’utilisation des logiciels de visioconférence inquiète les spécialistes de la protection informatique.

 

Produits de protection et/ou à barrière : pourquoi pas ?

 

Pour diversifier vos contrats, vous pouvez intégrer des produits structurés. Ces fonds à formule permettent de dégager un rendement sur un actif déterminé (un indice ou une action) en se protégeant d’une éventuelle baisse.

Ils sont émis par une banque déterminée. Dans un contexte incertain, une banque bien notée sécurisera davantage votre investissement.

Faisant parties des produits complexes, un accompagnement précis par un professionnel du patrimoine est indispensable.

Privilégiez nécessairement les produits sur mesure indexés sur des indices purs. En clair, un produit structuré indexé sur l’Eurostoxx 50 qui rapporte 3% est plus transparent qu’un produit indexé sur un indice fictif et pondéré.

Pour les contrats éligibles et si votre patrimoine le permet, intégrer des produits dérivés de couverture type Put/Call vous permettra de limiter vos pertes. Cependant, ces produits au départ conçus comme spéculatifs doivent s’inscrire dans une logique patrimoniale. Encore une fois, un professionnel du patrimoine pourra vous aiguiller dans ces choix pour s’assurer qu’ils s’adaptent bien à votre situation.

 

Lisser ses investissements : un standard

 

Le bon vieux lissage des investissements reste une tendance basique mais efficace. Pour éviter des turbulences trop fortes, conservez toujours une part de cash dans les périodes instables pour détecter des opportunités.

Le seuil à conserver dépend de votre appétence au risque, de votre objectif de rendement et du patrimoine que vous souhaitez allouer aux marchés financiers.

Attention à ce jeu tout de même, les variations journalières sont aujourd’hui trop présentes pour jouer au trading intraday.

La stratégie de lissage doit s’envisager sur le long terme, de longs mois, pour avoir un retour sur investissement pertinent. Prenez garde également aux frais appliqués par vos placements sur différents ordres. Inutile de passer un ordre si la rentabilité est rognée immédiatement par des frais de passage d’ordre.

 

 

L’investisseur 2.0 : que souhaite l’épargnant en 2021 ?

L’investisseur 2.0 : que souhaite l’épargnant en 2021 ?

 

Les crises successives et les diverses expériences plus ou moins concluantes sur les placements ont changé la mentalité des investisseurs entre 2010 et 2020.
La dernière crise sanitaire met en avant un changement radical dans le comportement de l’épargnant si bien que l’on peut parler d’un « investisseur 2.0 ».

Il n’est plus question de souscrire tête baissée dans un placement que nous ne comprenons pas, qui nous paraît obscur ou trop beau. Et pourtant, nous assistons encore à des dérives dans la distribution de produits par le simple effet marketing.

Pour bien accompagner cet investisseur 2.0, il est nécessaire de comprendre ce qu’il recherche.

 

L’investisseur 2.0 veut de l’immobilier rentable

 

Les dispositifs de défiscalisation plébiscités depuis le début des années 2000 ont moins le vent en poupe. La localisation, parfois laissée de côté au profit d’un bel avantage fiscal, est redevenue primordiale. Le simple gain engendré par la réduction d’impôt ne suffit plus à satisfaire l’investisseur, qui a vu 2 types de cas :

 

  • L’investisseur des années 2000 dans l’immobilier traditionnel qui a connu des plus-values exceptionnelles.
  • L’investisseur qui a investi dans des zones peu dynamiques en termes immobiliers pour un avantage fiscal qui lui a fait perdre de l’argent.

 

Dans ces 2 cas, le premier est clairement plus intéressant malgré l’absence d’avantages fiscaux. Un investisseur va faire attention à la rentabilité finale de son placement, malgré des taux d’intérêt toujours plus bas.

Il faut cependant prendre garde à la belle plaquette commerciale qui vend un rendement miracle, assurant un taux d’occupation de 100% sans prévoir les faux frais : turn-over, entretien, charges, ravalement, transition énergétique.

L’investisseur 2.0 veut profiter des prix encore bas dans certaines villes pour espérer une plus-value. Ce sujet sensible ne doit pas faire oublier que les plus-values connues dans l’immobilier depuis 30 ans peuvent s’accompagner de corrections lorsqu’elles explosent certains seuils. La crise de la Covid-19 n’a pas encore montré tous ses effets sur les zones où le foncier est décorrélé des prix normaux.

Malgré tout, l’immobilier reste une valeur prisée de par sa valeur refuge et la rente qu’il permet de dégager au moment de la retraite. Ce dernier sujet reste une préoccupation en France, tant les caisses de retraite et la dette des Etats explosent.

 

L’investisseur 2.0 veut une épargne transparente et thématique

 

Exit les droits d’entrée à 3% voir plus. L’épargnant de 2021 ne souhaite plus payer des droits pour verser sur un contrat d’assurance-vie en fonds euros, sans aucun travail derrière.

Les frais cachés, telles que les rétrocessions sur OPCVM, SCPI ou fonds euros doivent s’intégrer dans le coût total du contrat. Ces frais longtemps ignorés volontairement, doivent aujourd’hui faire l’objet d’un récapitulatif de frais envoyé à l’épargnant.

Cette baisse de frais accompagne logiquement la baisse des taux d’intérêts qui vient rogner l’épargne sans risque.

Par ailleurs, pour gérer son épargne, exit l’allocation sur un seul fonds ou 100% en euros. L’épargnant souhaite des thématiques qui lui parlent : santé, vieillesse, sécurité, environnement, gouvernance, responsabilité d’entreprise, cybersécurité, etc. Il souhaite être beaucoup plus impliqué dans la gestion de son portefeuille, dans son impact sur la société.

Pour ces raisons évoquées, les ETF (ou trackers) connaissent un attrait fort des investisseurs, si bien que la plupart des assureurs les intègrent dans leurs contrats d’assurance-vie. Ces fonds, indexés directement sur un indice déterminé, parfois sur une thématique particulière, sont peu chargés en frais et permettent sur le long terme de suivre efficacement la performance de son investissement.

 

L’investisseur 2.0 recherche des rendements forts sur des placements nouveaux

 

Cette recherche de rendement toujours plus important, parfois dangereux (cf. https://www.wagram-patrimoine.com/blog/financier/pourquoi-faut-il-se-mefier-des-rendements-trop-beaux/), a permis à certains placements d’émerger, parfois au détriment de la sécurité de son investissement.

Premier exemple, le crowdfunding immobilier, qui permet d’investir de petites sommes dans de l’immobilier à rénover, immobilier commercial, entrepôts, etc. Permettant de rechercher des rendements entre 6 et 10% en moyenne, sur une durée assez courte (moins de 2 ans), ce placement devient populaire grâce à ses tickets d’entrée souvent faibles (moins de 1000€) mais fait parfois oublier que ce système finance des entreprises n’ayant pas assez de fonds propres pour réaliser des travaux. A manier avec précaution.

Second exemple, la cryptomonnaie. La plus connue demeure le bitcoin, depuis peu utilisée par les institutionnels et intégrée dans des systèmes de paiement type Paypal. La forte volatilité de ces placements pousse les autorités à s’y intéresser de plus près, en mettant en garde les investissements contre le risque de retournement, l’absence de sous-jacent et les possibilités d’escroquerie sur certains sites.

N’oublions pas que la cryptomonnaie doit une grande partie de son succès à la technologique utilisée : la blockchain. Certains ETF ont même pris pour sous-jacent des futures sur cryptomonnaies ou directement sur la blockchain. Mais la règlementation risque de devoir encadrer fortement à l’avenir pour éviter toute dérive, ce qui pourrait perturber la montée en flèche de ces placements.

 

L’investisseur 2.0 souhaite présence, disponibilité et expertise de son conseiller

 

Les banques en ligne ont connu un essor flagrant des épargnants pour une raison très claire : les investisseurs attendent un renouveau du conseil en gestion de patrimoine. L’investisseur souhaite une ingénierie et une stratégie globale ne se limitant pas à acheter une loi Pinel ou un fonds euros, mais bel et bien un accompagnement juridique, fiscal, administratif, financier, …

L’assurance-vie ne sert plus uniquement à générer du rendement, mais aussi à transmettre de manière claire et précise par sa clause bénéficiaire. Le démembrement de propriété s’intègre dans un investissement immobilier pour conserver le patrimoine en l’état. La structuration d’une société familiale est au cœur de la stratégie dans les schémas plus complexes.

Les professionnels du patrimoine doivent s’adapter à ces nouvelles normes, peaufiner leurs connaissances et apporter une réelle valeur ajoutée à l’épargnant. Les frais ne rémunèrent plus le courtage ou l’intermédiation en tant que telle, mais belle et bien l’expertise et l’accompagnement.

Un épargnant attend de la disponibilité et de la régularité de son conseiller. Quoi de plus normal dans un environnement règlementaire de plus en plus complexe et avec des produits toujours plus nombreux.

La règlementation favorise cette transition, cette transparence et cette expertise. La perception d’honoraires de conseil devient par ailleurs de plus en plus fréquente. Un bilan patrimonial complexe demandant une vraie expertise d’un CGP fait l’objet d’une rémunération. Ce n’est pas un produit qui est vendu mais bel et bien la matière grise du conseiller.

 

L’investisseur 2.0 veut finalement…du rendement et de la sécurité ?

 

Le duo parfait, malheureusement idyllique sur le court-terme. Compte tenu de la baisse des taux d’intérêt, le nouvel épargnant a besoin de sécuriser son épargne sur autre chose qu’un livret A à 0,5% ou un fonds euros en perte de vitesse.

Mais même un rendement au-delà de 2% garantis suppose une prise de risques même légère à court terme. C’est la raison pour laquelle l’immobilier reste plébiscité, puisqu’il permet à la fois un couple rendement/risque optimisé mais également un effet de levier grâce au crédit bancaire.

Cependant, pour une épargne 100% disponible et mobilisable à tout moment, cette recherche de rendement sécurisé pousse parfois à des placements douteux, bancals voir même faux.

Pour rejoindre les éléments donnés plus hauts, les professionnels du patrimoine ont un rôle à jouer dans le décryptage du profil de risque du client.  Ce ne sont plus les produits qui doivent déterminer le choix de l’investisseur 2.0, mais ses objectifs, sa stratégie et sa situation.

Les SCPI de bureaux et de commerces vont-elles réorienter leur stratégie ?

 Les SCPI de bureaux et de commerces vont-elles réorienter leur stratégie ?  

 

Les premiers chiffres 2020 des SCPI sont là. Si les rendements restent plutôt bons pour cette année, il en résulte une baisse de rendement et/ou de valorisation de par la conjoncture de l’immobilier de bureaux/commerces.

 

Moins de collecte…la peur de l’illiquidité ?

 

La collecte a subi un premier revers important au 2ème trimestre. Si la SCPI est encore perçue comme un placement avec un couple rendement/risque intéressant, elle n’a pas su captiver les investisseurs dans une période d’incertitudes.

Preuve en est, hormis les livrets traditionnels, tous les placements ont subi une décollecte. A partir de cette simple donnée, nous pouvons déduire 2 choses :

 

  • L’incertitude de la Covid-19 pousse les épargnants à garder de la liquidité. La SCPI de bureaux et commerces par définition n’est pas liquide.

 

D’une part, les frais pratiqués par le marché à l’entrée supposent un horizon de placement sur 5 ans minimum (en moyenne 4% moins la fiscalité des revenus fonciers vous donne un rendement net de 2%).

 

D’autre part, en cas de retrait massif des épargnants, la société de gestion peut repousser le rachat des parts ou instaurer une liste d’attente.

 

 

Avec un fonds euros au point mort, des fermetures de commerces et bureaux en confinement, une recrudescence du télétravail, les investisseurs préfèrent loger leur épargne sur des livrets, comptes épargne, quitte à se priver pendant quelques temps d’un rendement satisfaisant.

 

Ce phénomène pousse parfois les investisseurs à s’essayer à de nouvelles choses : valeurs thématiques en bourse, matières premières et cryptomonnaies. Mais n’oublions pas que ces placements, même s’ils permettent des coups d’opportunité, demeurent volatils et réservés à une clientèle (très) avertie.

 

 

Concernant les SCPI, cette peur de l’illiquidité pourrait les inciter à changer leur stratégie en accordant une plus grande liquidité : moins de frais à l’entrée et une plus grande poche de liquidités dans la société.

Mais a contrario, le rendement et/ou la valorisation des parts s’en verrait affaiblie. Un arbitrage doit s’opérer dans une logique raisonnable pour maintenir la valorisation et rassurer les nouveaux entrants.

 

Une internationalisation du placement ?

 

Certaines SCPI ont depuis quelques années adopté une stratégie de diversification sur l’Europe. La diversification géographique sur le territoire national ne semble plus rassurer les investisseurs.

Cela s’observe sur toutes les classes d’actifs : les actions américaines et émergentes sont plébiscitées, les contrats internationaux (assurance-vie luxembourgeoise notamment) prennent le pas dans le patrimoine de la clientèle privée, le bitcoin provient de l’étranger, …

C’est un des revers de la rupture qui s’est accentuée ces dernières années en France. Il y a une véritable perte de confiance des particuliers dans l’épargne française. Les incitations fiscales (PEA, FIP, FCPI, …) ne suffisent plus à réorienter l’épargne.

Pour les SCPI, l’augmentation constante de l’immobilier depuis des dizaines d’années et la volonté perpétuelle d’un rendement fort va les pousser soit à prendre plus de risques en France, soit rechercher du rendement à l’international.

La principale critique des SCPI provenait de leur opacité (malgré les communications régulières des sociétés de gestion). En investissant à l’international, cette opacité se renforcera au fur et à mesure, à tel point que le seul aspect immobilier de la SCPI sera son imposition aux revenus fonciers.

Petit avantage tout de même : les prélèvements sociaux sur les biens à l’étranger sont souvent moins importants…

 

La réorientation de l’épargne vers le résidentiel ?

 

La transformation profonde des bureaux/commerces et des modes de consommation favoriserait-elle l’immobilier résidentiel ? C’est fortement probable.

De plus en plus de sociétés de gestion réhabilitent les bureaux en habitations. Le résidentiel haut-de-gamme et patrimonial prend le pas dans l’attente des investisseurs. Les grandes surfaces et maisons attirent de plus en plus.

Rien de plus normal après tout : les confinements ont conforté les particuliers dans la recherche de grands espaces, jardins, terrasses et un environnement de travail plus sain. Nombreux sont ceux qui désertent la capitale pour s’installer en province où le foncier est plus accessible.

Les SCPI auraient un coup à jouer sur le résidentiel qualitatif. Certaines ont déjà emboité le pas, mais le marché reste majoritairement orienté sur le bureau et commerce.

Cette transition ne peut s’effectuer d’un seul coup. Elle peut entraîner à court/moyen terme des variations à la baisse de la valorisation du parc locatif des SCPI.

De la même manière, les diverses renégociations de loyers, liées à la pandémie et aux difficultés économiques entraîne d’un côté une baisse du rendement à long terme lorsque la renégociation est acceptée et d’un autre côté un risque de fermeture du bureau/commerce lorsque l’entreprise ne peut plus faire face aux échéances.

Il y a donc un véritable risque qui pèse sur les investisseurs en possession de ces parts de SCPI. Risque qui augmente au fur et à mesure des années.

 

 

Succession : La réserve héréditaire est-elle amenée à se renforcer ?

Succession : La réserve héréditaire est-elle amenée à se renforcer ?

 

Vous pouvez en théorie disposer librement de votre patrimoine pour le transmettre à vos héritiers. Cependant le Code civil a instauré un garde-fou appelé la réserve héréditaire qui réserve une partie de son patrimoine à certains héritiers désignés par la loi.

Alors qu’elle était sur la pente descendante depuis quelques années, la réserve héréditaire semble reprendre des forces dans la loi française avec un projet de loi déposé le 9 décembre 2020.

 

Qui sont vos héritiers réservataires ?

 

Les premiers réservataires sont vos descendants c’est-à-dire enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, sous condition qu’ils soient appelés à succéder.

Ce ne sera pas le cas par exemple pour un petit-enfant lorsque l’enfant est appelé à la succession.

Bien entendu, si un héritier renoncer à succéder, alors il n’est plus héritier réservataire.

Dans le cas où aucun descendant ne succède, soit parce qu’il n’y en a pas, soit parce qu’ils ont tous renoncé, alors le conjoint devient lui-même héritier réservataire.

La part réservée dépend du nombre de descendants appelés à succéder.

 

Récapitulons tout cela :

 

NOMBRE DE DESCENDANTS APPELES A SUCCEDER HERITIER RESERVATAIRE POSSIBILITE DE DONNER OU LEGUER LIBREMENT
0

 

 

Le conjoint pour 1/4 ¾ du patrimoine
1

 

 

Le descendant pour ½ La moitié du patrimoine
2 Les 2 descendants pour 2/3 soit 1/3 par descendant 1/3 du patrimoine
3 ou plus Les ¾ du patrimoine répartis entre les descendants

 

¼ du patrimoine

 

Peut-on dépasser cette réserve héréditaire ? Absolument, vous pouvez tout à fait donner la totalité de votre patrimoine à une personne déterminée même en présence d’héritiers réservataires.

Cependant, le successeur aura au-dessus de sa tête une épée de Damoclès : l’action en réduction. Intentée par les héritiers réservataires, elle permet de demander la réduction des dons et legs consentis en violation de cette réserve héréditaire. L’héritier qui a été gratifié de manière excédentaire devra alors restituer une partie de la succession.

La réserve héréditaire se calcule non seulement sur le patrimoine au moment du décès mais aussi sur toutes les donations effectuées de son vivant. Attention à bien prendre en compte toutes les conséquences d’une donation avant de l’effectuer.

 

L’assurance-vie, une situation à part, mais néanmoins encadrée

 

Si tous les biens sont réintégrés dans la masse successorale pour calculer la part de chacun, l’assurance-vie semble pour le moment épargnée et ne pas intégrer la succession. Quelques exceptions cependant sont prévues et rappelées par la Cour de Cassation :

  • Si le montant des primes est excessif par rapport au patrimoine et la situation du souscripteur. Cette notion floute tous les professionnels puisqu’elle n’est pas quantifiée. Il faut cependant supposer que mettre la majorité de son patrimoine en assurance-vie pourrait sembler excessif. Mais le débat reste ouvert…

 

  • Si le contrat est requalifié en donation indirecte. C’est pour cela que de nombreux assureurs rejettent la souscription à un âge avancé. L’aléa (le moment du décès) doit toujours être présent dans ce contrat.

 

  • Si le contrat est inscrit dans un testament qui ne précise pas qu’il s’agit d’une clause bénéficiaire. Prudence sur ce cas-là, par exemple lorsque vous décidez de « léguer un contrat d’assurance-vie » alors la jurisprudence a souvent tranché en faveur des héritiers réservataires.

 

Si ces exceptions semblent perdurer depuis quelques années, il y a une véritable volonté de certaines instances politiques de réintégrer l’assurance-vie dans la masse successorale, du moins d’un point de vue civil. Cela demande un travail préparatoire colossal sur ce placement qui pèse lourd dans le patrimoine français. Mais ce sujet reviendra probablement sur la table d’ici quelques années.

 

Le casse-tête de la loi étrangère

 

Jusqu’à présent, il semblerait que la réserve héréditaire ne s’applique pas lorsque la succession est soumise à une loi étrangère. Pourtant, cela amène à de nombreux conflits familiaux, dans des affaires parfois très médiatiques.

La jurisprudence a parfois tranché en faveur du lieu de situation de l’immeuble, en s’appuyant notamment sur l’article 3 du Code civil.

Mais en 2015 est entré en vigueur le Règlement européen des successions qui permet de désigner la loi d’un Etat dont on détient la nationalité… Cela complique ainsi les choses pour les héritiers réservataires français qui pourraient se voir déshérités…

 

Un renforcement des valeurs familiales souhaité par la loi française ?

 

L’Etat français souhaite renforcer plus que jamais remettre la réserve héréditaire en avant et a désigné une commission qui étudie la possibilité d’instaurer un mécanisme de compensation lorsque la loi étrangère s’applique.

Pour le moment, l’application ne serait possible que si le défunt ou un des enfants est résident ou ressortissant de l’Union Européenne.

Au-delà de la portée juridique, cela montre surtout que la loi entend protéger les valeurs de transmission familiale et d’hérédité.

C’est d’ailleurs pour cela que la procédure pour que les héritiers renoncent à l’action en réduction est très lourde et peu répandue.

Bien entendu, sans rentrer dans la polémique de savoir si la réserve héréditaire a encore un sens en 2021 ou pas, il est essentiel de détailler plus spécifiquement cette notion qui pose de nombreux problèmes surtout avec l’internationalisation des relations. Faciliter le contournement de la réserve entraînerait probablement des abus, ce qui ne serait pas tolérable pour protéger certains héritiers.

Affaire à suivre…

 

 

Point Marchés – Janvier 2021

Point Marchés – Janvier 2021

Le mois de décembre vient clôturer cette année en tous points de vue déroutante. Le Brexit, les élections américaines, le virus, semblent maintenant presque faire partie du passé. 2020 n’a finalement pas été si catastrophique que cela et les marchés semblent désormais prêts à accueillir à bras ouverts l’année 2021. L’ensemble des places de marché finit ainsi ce mois en territoire positif. Attention néanmoins aux changes avec un dollar qui continue de s’affaiblir face à l’euro. L’EUR/USD clôture le mois au-dessus de 1,22 et pourrait avoir un impact sur les sociétés exportatrices européennes.

  • Accord trouvé sur le Brexit.
  • Plan de relance de près de 900 milliards de dollars en Amérique.
  • Extension du programme de rachats d’actifs de la BCE.
  • De plus en plus de vaccins font leur apparition.

  • Découverte d’une nouvelle souche du virus au Royaume-Uni.
  • Retour du confinement au Royaume-Uni.
  • Incertitudes autour des programmes de distribution des vaccins.

L’ALLOCATION TACTIQUE

Principales classes d’actifs Performance du mois Volatilité (3 ans)
Actions Zone Euro Petites Cap. 5,80% 21,60%
Actions Marchés Emergents 4,40% 17,30%
Actions Zone Euro Moyennes Cap. 3,80% 23,20%
Actions Zone Euro Grandes Cap. 2,20% 24,10%
Actions France Grandes Cap. 2,0% 25,50%
Actions Etats-Unis Gdes Cap. Mixte 0,90% 20,60%
Obligations EUR Long Terme 0,20% 10,50%
Obligations EUR Emprunts Privés 0,20% 4,50%
Obligations Marchés Emergents 0,10% 9,0%

ACTIONS : de bon augure pour 2021

Après une année turbulente, le calme se fait enfin ressentir sur les marchés. L’ensemble des indices finit ce mois dans le vert. Les marchés émergents (+4,4%) connaissent la meilleure performance. L’Europe affiche une performance de +2,2% tandis que les Etats-Unis (+0,9%) restent en retrait (effet de change compris).

En Europe, les secteurs cycliques tels que les matériaux (+5,76%) tirent leur épingle de jeu sur le mois. Le secteur technologique quant à lui finit en hausse de +5,32%. Seuls les secteurs plus défensifs comme les télécommunications (-0.18%) et la santé (-0,24%) terminent en territoire négatif.

Les valeurs dites de « croissance » (sociétés dont la croissance des bénéfices est supérieure à celle du marché) reprennent le dessus sur les valeurs dites « value » (actions décotées, délaissées par le marché) après une forte rotation sectorielle en novembre. Le style croissance (+2,92%) surperforme donc à nouveau le style value (+1,72%).

Les petites capitalisations (+5,8%) continuent de surperformer les grandes (+2,2%) pour le 9ème mois d’affilée.

OBLIGATIONS : un plan de relance américain colossal

Le plan de relance américain de 900 milliards entraîne un regain d’appétit pour les actifs risqués et donc une sortie relative des actifs obligataires. Le 10 ans américain est ainsi en hausse de +0,074% sur le mois et atteint +0,918%. En Europe, les taux font du sur place. Le 10 ans français (-0,02%) et le 10 ans allemand (-0,004%) atteignent ainsi respectivement -0,372% et -0,605%.

Du côté des obligations d’entreprises, les primes de risque de crédit (sur rendement des obligations d’entreprises) se sont contractées sur le segment risqué du « High Yield » et sur le segment plus sécuritaire de l’ « Investment Grade ».

MATIÈRES PREMIÈRES : tout ce qui brille n’est pas forcément de l’or

L’affaiblissement continu du billet vert combiné au retour de la demande ont boosté les métaux précieux sur ce mois. L’argent termine ainsi ce mois de décembre en fanfare avec une hausse de +16,90%, après une année exceptionnelle (+47,38%). L’or, de son côté, finit le mois à +6,41%. Les métaux de base tels que le cuivre (+2,36%), le nickel (3,33%) et le zinc (-1%) affichent une accalmie après une forte hausse en novembre.

Malgré une année mouvementée pour le pétrole, la lente reprise de la consommation et les efforts maintenus de l’OPEP paient en cette fin d’année. Le WTI américain et le Brent de mer du Nord finissent ce mois à respectivement +7,01% et +8,85%. Le fioul quant à lui est en hausse de +8,88%.

Le gaz naturel continue de corriger (-11,90%) après son rallye du mois d’octobre.

Macro-économie

LES INDICATEURS AVANCÉS

Zone Mois en cours 3 mois Tendance Commentaires

                     Etats-Unis

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

 

Léger essoufflement

 

 

Confiance des consommateurs

 

Retour sur les points bas de mars/avril

                     Europe

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

 

Accélération de la croissance du manufacturier

 

 

Confiance des consommateurs

 

La confiance des consommateurs remonte plus vite que prévu

               Pays émergents

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

La Chine et l’Inde marquent le pas après un bond impressionnant

En Europe, la croissance du secteur manufacturier s’est accélérée en cette fin d’année, poussée par l’Allemagne. Aux Etats-Unis, les nouvelles commandes et la production restent importantes mais les indicateurs marquent le pas. En revanche, la persistance du virus érode la confiance des consommateurs. Du côté des marchés émergents, malgré un ralentissement, la production continue de croître en Chine. L’offre et la demande dans l’industrie manufacturière restent fortes.

Globalement, l’optimisme semble de retour. La macro-économie continue de surprendre à la hausse et la confiance des entreprises s’intensifie.

 

Préconisations

 

Général :

La macro-économie continue de rebondir avec l’arrivée des vaccins contre le coronavirus. Les liquidités sont abondantes et des taux d’intérêt à 0% militent pour des classes d’actifs à risque. Les soutiens monétaires et budgétaires sont puissants.

 

 

 

Actions :  

 

Obligations souveraines : 
  • Préférence pour l’Asie et l’Europe
  • Diversification autour de :
    • Value/cycliques pour profiter d’une éventuelle reprise en V et de valorisations dépréciées.
    • Santé & Digital pour se positionner sur les gagnants de demain.
    • Environnement (plans de relance)
    • Petites capitalisations.
  • Pays développés -> rester à l’écart
  • Pays émergents : rendements attractifs mais le segment est plus fragile que celui des pays développés donc risqué en temps de crise.
 

 

Obligations entreprises : 

 

 

Matières premières :
  • Les primes de crédit redeviennt trop faibles pour compenser le risque.
  • Préférence pour le BBB et BB.
  • Tensions géopolitiques + Coronavirus + Taux de rendement réels négatifs = environnement favorable à l’or.
  • Les plans de relance massifs sont positifs pour l’or.

À SURVEILLER

EUR/USD : La hausse de l’euro face au dollar pourrait impacter les sociétés exportatrices européennes. La BCE va-t-elle réagir ?

Virus : La nouvelle souche anglaise va-t-elle pouvoir être contenue ?

Vaccin : Quels pays profiteront le plus des politiques de distribution du vaccin ?

Etats-Unis : Quid des premières décisions de Joe Biden, d’autant plus après la victoire au Sénat ?

Ce document est exclusivement réservé à la clientèle de Wagram Patrimoine. Il ne constitue en aucun cas un conseil d’achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il n’existe pas d’actif garanti.

Comment calculer la vraie rentabilité d’un bien locatif ?

Comment calculer la vraie rentabilité d’un bien locatif ?

Qu’inclut-on dans le calcul d’une rentabilité ?

 

Une rentabilité ne se résume pas à calculer le loyer divisé par le prix d’achat.

Prenez en compte les éléments qui diminuent la rentabilité : taxes foncières, fiscalité, frais comptabilité, assurances, frais de gestion, frais de copropriété, etc.

Il n’est pas rare de se dire qu’on paye tel prix au m² ou que le prix total est trop élevé. La base de calcul doit inclure tous les frais annexes et travaux qui viennent grever le bien.

Lorsque l’on parle de 300 000€ pour un bien immobilier :

  • Le mobilier est-il inclus ? Sinon, rajoutez un ticket de 10 000€.
  • Les frais de Notaire sont-ils inclus ? 18 000€ de plus…
  • Avez-vous bloqué plusieurs journées pour recevoir le mobilier, le monter, effectuer le suivi des chantiers ?
  • Incluez-vous les travaux éventuels ? Il est facile de se dire que l’on fait un placement à 4% mais si l’investisseur réalise 26 000€ de travaux, le rendement baisse de près de 0,4%…

L’immobilier est quelque chose de simple à condition d’y consacrer un temps non négligeable… Faut-il payer une agence immobilière qui aura le staff nécessaire pour s’occuper de votre location ou s’arranger pour trouver soi-même un locataire avant de partir en vacances en plein mois d’août ? Si vous hésitez sur ce point, sachez que cela arrivera tôt ou tard sur un investissement locatif.

De la même manière, prenez-vous en compte le turn-over et les 7 jours pour remettre un locataire en place ? Dans les zones moins tendues où le rentabilité semble encore plus belle, il n’est pas rare qu’un mois se soit écoulé avant la relocation (le rendement est donc rogné d’un mois de loyer…).

Un rendement de marché aujourd’hui sur une ville importante oscille entre 3 et 5%. Cela peut paraître peu, mais lorsque vous payez un crédit moins de 1,5%, l’effet de levier est bien présent.

 

Arrêtons de comparer investissement rentable et cash-flow positif

 

Dans l’idée commune, pour qu’un investissement soit rentable, il doit dégager une rente complémentaire en plus de toutes les charges tous les mois.

Nous avions détaillé dans notre précédent article (à retrouver ici : https://www.wagram-patrimoine.com/blog/financier/pourquoi-faut-il-se-mefier-des-rendements-trop-beaux/) que pour avoir un cash-flow positif sur un studio parisien, il fallait le louer plus de 1030€… soit un prix de 300€ supérieur au plafond moyen prévu par l’encadrement des loyers.

Saviez-vous qu’un cash-flow négatif vous permettait de valoriser votre patrimoine uniquement par l’effet des taux d’intérêt et de l’effet de levier ? Nous pouvons l’illustrer simplement par l’exemple suivant.

J’épargne 700€ par mois et souhaite valoriser mon patrimoine. Pour cela, je peux soit affecter cette épargne sur une épargne régulière type PEL (1% de rémunération hors flat tax pour les PEL souscrits aujourd’hui) soit sur un bien immobilier patrimonial avec un effort d’épargne de 700€.

Voici les caractéristiques d’un bien patrimonial qui peut rentrer dans ce critère :

 

  • Achat 230 000€.
  • Frais de Notaire 17825€.
  • Travaux 53 000€.
  • Mobilier 11800€.
  • Frais d’ingénierie 24 668€.

 

  • Loyer mensuel 1080€ charges comprises.
  • Frais de copropriété 1416€.
  • Taxe Foncière 600€.
  • Assurances + CFE 680€.
  • Location meublée non professionnelle.
  • Rendement sur achat + travaux + frais ingénierie = 4,22%.
  • Rendement sur investissement total (mobilier + frais de notaire inclus) = 3,85%.

 

Le tableau de flux est donc le suivant :

 

Loyer charges comprises 1080€
Frais de copropriété 1416€
Taxe foncière 600€
Assurances PNO, CFE 680€
   
Enveloppe totale 336 917€
Apport 30 000€
Emprunt sur 20 ans (taux avec assurance : 1,2%) 306 917€
Mensualité 1490€
   
Effort d’épargne mensuel 710€

 

L’investissement au premier abord ne paraîtrait pas rentable. Et pourtant…

Admettons que vous le revendiez dans 15 ans au prix bien + travaux + frais d’ingénierie.

Prix de vente 307 668€
Capital restant dû 85 000€
Epargne injectée (apport + effort d’épargne) 30000€ + 710€*180 mois = 157 800€
Gain effectué sur l’investissement = 307 668€ – 85 000€ – 157 800€ = 64 868€
Epargne constituée 64 868€ + 157 800€ = 222 668€

 

 

Sur une épargne type PEL sécurisé, le gain total est de 10 196€ après impôt… soit une épargne totale de 167 996€.

 

Et si nous revenions aux standards logiques d’un investissement ?

 

Comment nous l’avons vu, l’investissement immobilier est donc rentable sans même parler de plus-value… Alors certes, vous pouvez rechercher un bien moins qualitatif avec un cash-flow plus proche de 0€ voir une rente complémentaire.

Mais quelle est la qualité du bien ? Est-il adapté aux normes actuelles ? Avez-vous inclus dans votre plan les travaux éventuels de rénovation ?

Par exemple, un propriétaire va devoir effectuer les travaux de transition énergétique pour que son bien soit louable à horizon 2023.

De la même manière, pour les locations saisonnières, avez-vous pris en compte les aléas liés aux évènements extérieurs : pandémie, grèves, baisse du tourisme dans certaines zones, etc. ?

Les évolutions règlementaires telles que la limitation des locations de courte durée dans les grandes villes et le plafonnement de loyer régulièrement présent rendent la vie des chasseurs de rentabilité compliquée.

Avec les dernières années, l’investissement doit revenir à des standards traditionnels : qualité, notion de risque, prise en compte d’aléas et d’imprévus, revenus complémentaires.

Pourquoi faut-il se méfier des rendements trop beaux ?

Pourquoi faut-il se méfier des rendements trop beaux ?

 

Sur les dernières années, nous assistons à une course au rendement dans tous les domaines : bourse, cryptomonnaies, immobilier, SCPI, produits exotiques, …

Avec du recul, ces opérations se finissent souvent par une perte de confiance des investisseurs. En regardant de plus près, l’un des problèmes majeurs est la promesse irrationnelle d’un rendement trop attractif sur le papier.

N’oublions jamais que TOUT rendement comporte un risque à un moment ou un autre.

 

La plus belle opportunité sur le papier …. Mais en vrai ?

 

Si la solution miracle existait, un rendement de 6-7% avec un risque quasi-nul, ne verrait-on pas une ruée de tous les investisseurs ? Pourtant, les belles plaquettes commerciales avec des rendements faramineux fusent sur internet.

Chaque année, de nombreuses « opportunités » avec une garantie totale, un produit beau sur le papier et la promesse d’avoir un retour sur investissement immédiat, apparaissent via les réseaux sociaux ou moteurs de recherche. Nous nous souvenons encore des vaches laitières, lithium, nouvelles cryptomonnaies, etc.

Dans une situation où les investisseurs institutionnels cherchent à placer du cash sur autre chose que des obligations à taux négatifs, une solution garantie à 3% voire 7% sur certaines plaquettes apparaît comme déraisonnable. Pourquoi le livret A et les comptes à terme ne rapportent que 0,5% sur des courtes durées ?

De la même manière, le rêve du cash-flow positif en immobilier persiste dans un contexte de taux bas, parfois même sur Paris intra-muros qui compte une des rentabilités les plus faibles en France.

Rappelez-vous qu’au-delà de la simple mensualité de crédit, il y a aussi des charges annexes non négligeables…

Illustrons cela par un exemple chiffré :

Je souhaite acquérir un studio parisien bien positionné de 20m². Le prix moyen au m² grimpe aujourd’hui à 12000€/m² soit 240 000€.

Pour un appartement refait à neuf, comptez 800€ au m² en moyenne soit 16 000€. Rajoutez 19 200€ de frais de Notaire et 10 000€ pour le mobilier (cela peut être moins mais privilégiez la qualité du mobilier).

Nous sommes donc à une enveloppe totale de 285 209€.

En apportant les frais de Notaire et le capital emprunté sur 25 ans, il vous reste 265 000€ à financer. En partant sur un taux à 1,5%, cela donne une mensualité de 1280€ par mois.

Ainsi voici le tableau de flux :

 

ANNUALITES CREDITS sur 25 ans 15 360€
TAXE FONCIERE 600€
CHARGES COPROPRIETE 600€
FRAIS DE GESTION AGENCE 600€
CFE 500€
FRAIS DE COMPTABILITE 650€
CHARGES TOTALES ANNUELLES 12 410€
CHARGES TOTALES MENSUELLES 1034€

 

Ainsi pour avoir une opération blanche sur Paris, il faudrait un loyer de 1034€ pour un 20m² ce qui au vu des contraintes règlementaires (le plafonnement des loyers est de plus en plus contrôlé) semble compliqué. Bien entendu, vous aurez sûrement de la demande, mais beaucoup moins que dans le cadre d’un rendement de marché.

Quid en cas de difficultés économiques ? De confinement ? Avec le Grand Paris, un locataire n’a-t-il pas plutôt intérêt à s’excentrer de la capitale ? Pour le même loyer, à 10 min de différences, ce même locataire aura probablement une surface plus importante…

Le doux rêve de l’immobilier facile autofinancé qui n’empiète pas sur la capacité d’emprunt est illusoire et totalement irrationnel dans un contexte de taux d’intérêt inférieur à 1,5%.

Un rendement de marché sur les grandes villes avoisinerait aujourd’hui les 4- 4,5%. Dans les quartiers les plus cotés, comptez plutôt 3 ou 3,5%…

 

Choisir entre rendement avec volatilité ou valeur patrimoniale 

 

Faut-il privilégier un produit patrimonial solide peu rémunérateur ou à l’inverse un rendement important en contrepartie d’une qualité moindre ? Ce constat s’applique pour plusieurs classes d’actifs :

 

  • Investir dans une action volatile qui verse un dividende annuel de 6-7% : oui mais attendez vous à des secousses terribles en cas de turbulence des marchés.

A l’inverse une action patrimoniale comme les GAFAM en 2020, est solide dans sa valeur, mais ne verse aucun dividende.

 

  • Investir dans un bien immobilier avec une rémunération basse mais sur un actif de qualité ou privilégier un rendement en faisant le moins de travaux possibles et avec des prestations moins intéressantes ?

Dans le premier cas, vous n’aurez aucun mal à vendre le bien ou à avoir un patrimoine résilient sur la durée. Dans le second cas, des secousses comme nous en avons connues dernièrement impacteront fortement votre investissement.

 

Qu’en est-il du private equity ? Initialement réservée aux institutionnels, cette classe d’actifs se démocratise de plus en plus. Flirtant avec des rendements parfois supérieurs à 10%, le private equity n’en reste pas moins risqué. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est déconseillé d’y investir plus de 15-20% de son patrimoine voir moins de 10% selon les projets.

Au-delà du risque de perte en capital, la forte rentabilité provient également d’un horizon de placement extrêmement long (supérieur à 8 ans et pouvant allant jusqu’à 12-13 ans sur certains fonds).

La sélection des fonds doit se faire de manière très précise. La belle plaquette ne doit pas détourner l’attention de l’investisseur qui doit analyser tous les tenants et aboutissants avant de prendre sa décision.

 

Promettre une plus-value est impossible dans le contexte actuel

 

Attention également aux belles promesses de plus-values quasi-certaines. L’adage « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel » s’applique aussi bien sur les actifs immobiliers que financiers.

Les investisseurs se ruaient sur les petites surfaces immobilières en 2019, sans même analyser les produits immobiliers (certaines offres se faisaient au prix sans visite et informations annexes…).

En 2020 nous avons vu une ruée sur les marchés actions qui ont subi le mois de mars avec un confinement mondial. En 2021, la cryptomonnaie bat des records jour après jour…

Nous constatons toujours la même chose : il y a tôt ou tard des inflexions de prix, des difficultés et des krachs…

Bien malin est la personne qui peut prédire une plus-value à venir. Les marchés sont-ils trop hauts en ce début d’année ou sous-valorisés ? Les indices tendent vers le haut et pourtant nous voyons tous les jours des annonces difficiles liés au contexte sanitaire, politique ou social.

Il faut recentrer ses priorités d’investissement et adopter une stratégie patrimoniale structurée pour avoir une résilience face aux diverses crises. L’investisseur doit faire preuve de rationalité dans ses choix d’investissements et définir clairement ses objectifs.

 

 

 

Déléguer la recherche d’un bien locatif avec un mandat de recherche ?

Déléguer la recherche d’un bien locatif avec un mandat de recherche ?

 

L’immobilier locatif ancien a le vent en poupe depuis plusieurs années. Si les régimes fiscaux types Pinel, Malraux, etc. restent présents dans le patrimoine français, la location meublée traditionnelle peut sortir son épingle du jeu.

Cependant, dans un marché tendu notamment sur les petites surfaces, la recherche d’un bien peut être compliquée. Un mandat de recherche immobilier peut être une solution pour trouver un bien locatif avec l’accompagnement d’un professionnel.

 

Comment fonctionne un mandat de recherche ?

 

Le mandat de recherche est un contrat par lequel le mandant (l’investisseur) confie à un mandataire titulaire de la carte de transaction immobilière (appelée « carte T ») le soin de trouver un bien qui corresponde à son projet.

Le mandataire est en général payé au succès, c’est-à-dire lorsque vous avez trouvé le bien qui correspond à vos recherches.

Les missions du mandataire peuvent être multiples :

 

  • Sourcing de biens.

 

  • Optimisation du plan (l’intervention d’un architecte d’intérieur a un coût pour le mandataire).

 

  • Analyse des documents du bien : PV d’assemblées générales, entretien copropriété, charges, etc.

 

  • Commande, réception et montage du mobilier, surtout si cela est fait dans différents établissements.

 

  • Devis d’aménagement et suivi des travaux.

 

  • Mise en place de la meilleure stratégie pour louer le bien : sélection locataires, agence immobilière, etc.

 

  • Accompagnement sur le montage du dossier : statut fiscal, déclaration comptable, suivi crédit, …

 

Le plus souvent, le mandat implique à votre charge le fait que vous ne prospectiez pas en direct le bien que vous a proposé le mandataire. En dehors de ce cas-là, rien ne vous empêche de signer un mandat, voir ce qui est proposé par le mandataire et prendre votre décision lorsque le mandataire vous propose plusieurs biens.

 

Les points d’attention pour signer un mandat

 

Qu’englobe la prestation du mandataire ?

Avant toute chose, vérifiez les prestations comprises dans le mandat. Il n’est pas rare de voir des prestations avec un tarif très attractif mais pour un travail peu qualitatif.

Le mandataire se rémunère au titre de l’accompagnement dans votre projet. Ainsi un package global rémunéré 2 ou 3% peut cacher une insuffisance au niveau du suivi.

Trouver le bon bien au bon prix et réaliser toutes ces démarches prend beaucoup de temps. Tout travail nécessite une rémunération. Si un élément vous semble peu cher, c’est qu’il y a une raison !

 

Attention aux fausses promesses de rendement !

 

Nous l’avions développé dans un précédent article: Une trop belle rentabilité implique obligatoirement un risque à un moment ou à un autre.

Préférez-vous un rendement pérenne de 3-4% sur un investissement qualitatif ou un rendement de 7%-8% sur le papier soumis à des aléas : travaux imprévus, turnover, valeur patrimoniale discutable ?

Si les très petites surfaces étaient privilégiées par les investisseurs, les confinements de 2020 ont montré qu’un T2 ou T3 sera moins déserté qu’un studio sur une année.

N’oubliez pas également qu’un plafond de loyers s’applique dans certaines villes (Paris par exemple…). Ainsi lorsque nous voyons des rendements de 5-6% dans la capitale, cela peut apparaître excessif surtout quand le taux moyen de rendement oscille entre 3 et 3,5%…

L’immobilier patrimonial a aujourd’hui une capacité à résister aux crises économiques et sanitaires. L’immobilier qui génère du rendement important ou l’immobilier de courte durée a subi de plein fouet la pandémie de la Covid-19. Est-ce réellement le moment de s’y aventurer à nouveau ?

 

Précisez toujours votre recherche et raisonnez en effort d’épargne !

 

« Je souhaite un bien de X€ dans telle ville » est beaucoup trop imprécis pour une recherche. Il convient de bien déterminer les critères qui vous semblent rédhibitoires, la zone de localisation de votre futur investissement, les quartiers que vous souhaitez.

De la même manière, définissez précisément votre budget : incluez-vous les frais de Notaire dans votre enveloppe ? les frais de mobilier ? Lorsque vous exprimez une rentabilité, englobe t-elle bien la valeur totale de l’investissement ? Sur le bien + travaux ? Sur l’assiette totale d’investissement ?

Un effort d’épargne précis est ce qu’il y a de plus efficace, puisque cela va délimiter le budget de manière ferme. Êtes-vous à l’aise avec 500€ d’effort d’épargne mensuel (toutes charges incluses : foncière, copropriété, fiscalité, etc.) ? 1000 € ? 2000 € ?

 

Pourquoi un mandat de recherche ?

 

Cette prestation ne conviendra pas à tout le monde mais s’adresse principalement aux investisseurs qui n’ont le temps ni l’envie de passer des heures sur la recherche d’un bien locatif patrimonial. Cette prestation s’intègre parfaitement dans une stratégie de revenus complémentaires à la retraite puisque l’objectif d’un épargnant est de maintenir son train de vie.

Il est parfois préférable de réduire légèrement le rendement pour avoir une qualité patrimoniale optimale.

Plus un bien est de qualité et a un rendement de marché, moins fort sera le risque de vacance locative.