Point Marchés – Mars 2021

Point Marchés – Mars 2021

Le mois de février redonne de l’espoir aux investisseurs après la baisse de ce début d’année. Les incertitudes de janvier font maintenant place aux convictions.

En effet, les publications d’entreprises dévoilées en début de mois sont très satisfaisantes ce qui rassure les marchés.

De plus, les campagnes de vaccination s’accélèrent. Les politiques monétaires et budgétaires ultra accommodantes restent d’actualité pour accompagner ce mouvement. La fête a tout de même été gâchée en fin de mois par la hausse des taux longs et la crainte d’une remontée de l’inflation.

• Campagne de vaccination en hausse partout dans le monde
• Efficacité des vaccins contre les variants
• Politiques monétaires et budgétaires très accommodantes

• Ralentissement des indicateurs avancés dans les émergents
• Craintes inflationnistes

L’ALLOCATION TACTIQUE

Principales classes d’actifs Performance du mois Volatilité (3 ans)
Actions France Grandes Cap. 4,30% 20,20%
Actions Zone Euro Grandes Cap. 3,00% 21,50%
Actions Zone Euro Petites Cap. 2,80% 18,90%
Actions Etats-Unis Grandes Cap. Mixte 2,50% 16,50%
Actions Zone Euro Moyennes Cap. 1,40% 19,90%
Actions Marchés Emergents 1,30% 16,40%
Obligations EUR Emprunts Privés -0,70% 3,80%
Obligations Marchés Emergents -1,60% 8,20%
Obligations EUR Long Terme -5,20% 9,70%

ACTIONS : place aux valeurs cycliques

La forte reprise justifiée par les bons résultats d’entreprises et le soutien monétaire profite aux marchés actions qui établissent de solides performances sur le mois. Les actions européennes grimpent de +3% et les actions américaines de +2.5%. Les émergents sont plus en retrait avec une hausse de +1.3%.

La hausse des taux et la reprise économique profitent aux valeurs cycliques, et donc aux valeurs «value» (actions décotées, délaissées par le marché) notamment en Europe. Le secteur des financières bénéficie largement de ce retournement (+10.95%). De l’autre côté, les secteurs défensifs dépérissent, avec la santé (-3,4%), les biens de consommation non cyclique (-4,14%) et les services aux collectivités (-5,85%). Ainsi les valeurs de croissance (sociétés dont la croissance des bénéfices est supérieure à celle du marché) sont battues à plate couture par les actions value sur le mois, +6.31% versus +1.64%. Ce mois encore les petites capitalisations surperforment les grandes capitalisations en Europe de l’ordre de +1%.

OBLIGATIONS : attention à la remontée des taux

L’optimisme économique, les nombreux plans de relance, ainsi que craintes inflationnistes poussent les taux longs à la hausse. Le 10 ans américain continue sa progression jusqu’à +1,40%. On retrouve la même tendance en Europe, le taux français à 10 ans a franchi le seuil de 0 % en février. En Allemagne, le rendement des obligations d’Etat de cette maturité reste négatif, mais le taux des Bunds à 30 ans, lui, est repassé en territoire positif. La BCE a fait savoir au marché qu’elle surveillait de près le niveau des taux. Le bras de fer entre les banques centrales et le marché commence… Concernant les obligations d’entreprises, les primes de risque de crédit (sur-rendement des obligations d’entreprises) se sont logiquement contractées (risque en baisse = prime de risque en baisse) sur le segment risqué du «High Yield» comme sur le segment plus sécuritaire de l’«Investment Grade».

MATIERES PREMIERES : l’OPEP fait grimper le prix du baril

Les cours de l’or et des métaux précieux sont désormais pénalisés par la hausse des rendements obligataires, et par le renforcement du Dollar. L’argent recule de -6,9%, l’or de -6,57%.
L’accord OPEP+ de réduction de l’offre de décembre dernier, les campagnes de vaccination, ainsi que les plans de soutien sont à l’origine d’un mouvement haussier sur le pétrole et plus largement sur l’ensemble des matières premières. Le baril de brut américain (WTI) a été propulsé à 60 dollars milieu février pour la première fois depuis un an. Malgré tout, le marché anticipe une possible progression de l’offre OPEP+. Le WTI (pétrole américain) progresse de +17,82% et le Brent à +18,34%. Le fioul est également en progression de +16%.

Concernant les métaux de base, le zinc est en hausse (+8,23%), le nickel progresse plus faiblement (+5,02%).

Macro-économie

LES INDICATEURS AVANCÉS

Zone Mois en cours 3 mois Tendance Commentaires

                     Etats-Unis

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

 

Le manufacturier se retourne à la baisse mais
depuis des niveaux records. A l’inverse, les
services continuent leur rebond.

 

 

Confiance des consommateurs

 

Sur les deux indicateurs suivis, l’un monte,
l’autre baisse.

                     Europe

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

 

Stabilisation

 

 

Confiance des consommateurs

 

Les mesures de restrictions pèsent sur la confiance des consommateurs

               Pays émergents

 

 

Confiance des entreprises (PMI)

 

La Chine continue de marquer le pas tandis que
les autres émergents sont stables.

L’activité continue de se redresser partout dans le monde mais reste en-dessous des niveaux de fin 2019, à l’exception notable de la Chine. L’exemple de la France est flagrant. Depuis novembre 2020, le PIB français est à 95% de son niveau d’avant crise.
Tant que les confinements ne sont pas entièrement derrière nous, le plafond de verre des 100% est difficilement franchissable.
Par ailleurs, la reprise est très différente selon les secteurs. Nous assistons bien à une reprise en K, c’est-à-dire des secteurs qui sortent grandis de la crise (digital, économie de l’abonnement, technologie US…) et des secteurs qui n’entrevoient le jour que dans quelques années (transport, tourisme, hôtellerie…).

 

Préconisations

 

Général :

Positif : rebond macro-économique avec l’arrivée des vaccins, taux à 0%, soutiens monétaires et budgétaires.

         Négatif : consensus fort, valorisations élevées et taux en hausse.

CONCLUSION : positif mais la situation est tendue.

 

 

 

Actions :  

 

Obligations souveraines : 
  • Préférence pour l’Europe et l’Asie.

  • Diversification autour de :

  • Value/cycliques pour profiter d’une éventuelle reprise en Vet de valorisations dépréciées.
  • Santé et digital pour se positionner sur les gagnants de demain.
  • Environnement (plans de relance).
  • Petites capitalisations.
  • Pays développés -> rester à l’écart.
  • Pays émergents : rendements attractifs mais le segment est plus fragile que celui des pays développés donc risqué en temps de crise.
 

 

Obligations entreprises : 

 

 

Matières premières :
  • Les primes de crédit redeviennent trop faibles pour compenser le risque.

  • Tensions géopolitiques + Coronavirus + Taux de rendement réels négatifs = environnement favorable à l’or.
  • Les plans de relance massifs sont positifs pour l’or.
  • Globalement la reprise est positive pour l’ensemble des matières premières.

À SURVEILLER

Taux : La hausse des taux peut-elle menacer le rebond des actions ?
Virus : Les vaccins resteront-ils efficaces contre les variants ?

Ce document est exclusivement réservé à la clientèle de Wagram Patrimoine. Il ne constitue en aucun cas un conseil d’achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il n’existe pas d’actif garanti.

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